Trilogie Mad Max – La légende du « Road Warrior »

Cet article fait partie de notre dossier consacré à Mad Max, dont le sommaire se trouve ici.

Mad Max trilogie affiche

Revoir la trilogie Mad Max après l’excellent Fury Road (dont on a parlé ici) est une expérience étrange et intéressante. Nous allons tenter, en quelques lignes, de résumer nos impressions…

 

Mad Max - Max Rockatansky

Mel Gibson (tout jeunot) est Max Rockatansky !

1979, Mad Max, film australien de George Miller (dont c’est le premier long métrage) sort au cinéma. Mel Gibson, l’acteur principal, encore tout jeunot et inconnu, joue le rôle de Max Rockatansky, un policier membre de la MFP. L’histoire se déroule dans un futur proche indéterminé, ou l’anarchie règne, et la police se retrouve confrontée à un gang de bikers, mené par un certain Toe Cutter…

Revoir Mad Max après toutes ces années est assez surprenant. Car l’image que la plupart des gens se font du personnage de cette saga renvoie à Mad Max 2, et non pas au premier. C’est pourtant dans celui-ci que le destin de Max va basculer, avec la perte de sa femme et de son fils, ainsi que l’origine de l’armature de sa jambe. C’est aussi le seul film où l’on entendra le nom de famille de Max (Rockatansky). On s’attend à des courses-poursuites démentes en plein désert, des véhicules customisés dans tous les sens, etc. On trouve certes les uniformes cuirs de la police, mais les courses-poursuites se font plutôt en rase campagne, et les véhicules ont un côté kitch assez amusant, à base de couleurs vives. L’Interceptor, voiture emblématique de Max, est jaune par exemple. Le film, tourné en une douzaine de semaines à Melbourne et ses environs, avec un budget d’à peine 350 000 dollars, ne pouvait évidemment pas se permettre de faire des folies. D’ailleurs la plupart des cascades ont été tournées illégalement, et seul le personnage de Jim Goose (collègue de Max) portait du vrai cuir, les autres costumes étaient en fait constitués de vinyle, et une grande partie des figurants dans le film auraient été payés en bière ! Bref c’est le système D qui régnait à l’époque, mais le film reste plutôt bon, même s’il faut reconnaître qu’il a un peu mal vieilli…

 

Mad Max 2 - Max

Le « Road Warrior » est de retour dans Mad Max 2

George Miller passe à la vitesse supérieure (c’est le moins qu’on puisse dire…) en 1981 avec Mad Max 2 : Le défi, (Mad Max 2, renommé The Road Warrior aux Etats-Unis). C’est le film représentatif de la saga, le plus connu et le père spirituel de Mad Max : Fury Road, tant ce dernier s’en inspire. On y fait la connaissance du Feral Kid, avec son boomerang mortel, mais aussi du Gyro captain, personnage que l’on ne reverra malheureusement dans le film suivant que de manière anecdotique. Mad Max 2 a inspiré de nombreux réalisateurs (on sent par exemple son influence sur les poursuites en camion citerne des deux premiers Terminator !).

Après une introduction des événements antérieurs à la période de ce nouvel épisode, entrecoupée d’extraits du premier film, on découvre Max, qui a tout perdu, et erre désormais dans les terres désolées à bord de l’Interceptor noir tel qu’on le connaît, avec ses deux gros réservoirs d’essence à l’arrière, et son chien. L’essence justement, sa pénurie est au centre de l’intrigue. Dans le désert à perte de vue, des factions rivales se battent pour le précieux liquide. Max va ainsi devoir aider un groupe de civils tentant de survivre face à un gang de maraudeurs très « cuir moustache », mené par Humungus, un colosse à la musculature imposante, et dont le visage masqué n’est pas sans rappeler celui de Jason, le croquemitaine de Vendredi 13 !
C’est l’épisode de tous les excès (pour l’époque en tous cas). Avec un budget dix fois plus important que le premier Mad Max, des costumes très SM, des véhicules mutants faits de bric et de broc, et une poursuite finale sur la route très « Terminatoresque » de près de 13 minutes, Mad Max 2 a dû surprendre à l’époque de sa sortie !
Pour ce film, George Miller dit s’être inspiré du célèbre livre de Joseph Campbell Le Héros aux mille et un visages (dont s’est inspiré aussi notamment George Lucas pour Star Wars) ainsi que des films d’Akira Kurosawa (une source inépuisable, que Sergio Leone n’a pas hésité à utiliser par exemple pour sa « trilogie du dollar »). Ces influences se ressentent vraiment à l’écran, Mad Max 2 ayant clairement un côté western. Une autre inspiration viendrait du film Apocalypse 2024 (A boy and his dog) sorti en 1975, qui décrit la survie d’un homme et de son chien (qui se parlent par télépathie !) dans un monde post-apocalyptique. Point de télépathie ici, mais tous les autres éléments sont bien là, y compris le chien !
Il s’agit clairement du meilleur épisode avec Fury Road !

 

Mad Max 3 - Max chez les enfants perdus !

Mad Max 3 chez les enfants perdus !

Puis en 1985, Max fait son retour dans Mad Max : au-delà du dôme du tonnerre (Mad Max Beyond Thunderdome), co-réalisé par George Miller et George Ogilvie, le premier se réservant le tournage des scènes d’action, en laissant tout le reste au dernier. Ce qui explique en partie ce sentiment d’avoir à faire à un film bancal, d’autant plus qu’à l’origine il ne s’agissait pas d’un nouvel épisode du « Road Warrior », mais d’une version post-apocalyptique de Sa majesté des mouches ! Du coup, c’est un épisode qui peut être perçu comme à part dans la saga, un virage assez inattendu puisqu’on ne retrouve pas grand-chose des épisodes précédents.

Après s’être fait voler sa diligence en plein désert par Jedediah (le personnage du Gyro captain qu’on voyait dans Mad Max 2), Max arrive à Barter Town (Trocpolis en VF), où il fait la connaissance d’Aunty (Tina Turner, production américaine oblige) et découvre par la même occasion une société où tout conflit se règle en combat à mort dans le Dôme de tonnerre (cf le titre). Plus tard, il sera exilé et se retrouvera au milieu d’un groupe d’enfants, dirigé par une certaine Savannah, qui croit voir en lui le « messie » qu’ils attendent depuis longtemps, Captain Walker…
Après la claque de Mad Max 2, il faut reconnaître que l’on reste assez dubitatif face à ce 3ᵉ film. Voir Mel Gibson au milieu de ces « enfants perdus » peut faire penser en vrac à un Peter Pan, ou un genre de « Mad Max chez les Ewoks », une formulation souvent évoquée. D’ailleurs la musique orchestrale de Maurice Jarre, assez guillerette sauf à de rares exceptions, va dans ce sens, est aux antipodes de celle composée pour les 2 films précédents. C’est aussi le premier Mad Max à recevoir une certification PG-13.
La poursuite finale en « locomotive-voiture », qu’on espérait même plus, même si elle est moins intéressante que celle de Mad Max 2, assume cette fois-ci complètement le côté western du film, tant par les costumes que par le véhicule, sans compter la draisine et une sorte de diligence motorisée. Mais malgré de bonnes idées, le film est bancal.
Ce 3ᵉ (et dernier film avec Mel Gibson dans le rôle) reste donc sympathique et divertissant, mais n’est pas vraiment un bon Mad Max. Malgré cela, il ne faut pas pour autant renier le film, car il apporte de bonnes idées. Depuis, George Miller s’est largement rattrapé avec Mad Max : Fury Road.

 

Conclusion

Mad Max est une trilogie culte à redécouvrir, relancée (que dis-je, reboostée à la nitro !) avec Fury Road.
En espérant qu’il continue dans la même veine avec le prochain opus, qui porte le nom provisoire (ou définitif, qui sait ?) de Mad Max : The Wasteland, dont aucune information n’a à l’heure actuelle encore filtré…

Mad Max 1 trailer

https://youtu.be/caHnaRq8Qlg

 

Mad Max 2 trailer

https://youtu.be/UlwtiOyaoo0

 

Mad Max 3 trailer

https://youtu.be/9JKZKjFjHDM
Thomas LEROUX

Thomas LEROUX

Passionné de ciné (fantastique, science fiction, mais pas que), séries, animes, jeux vidéo etc. Thomas Leroux cherche la petite bête partout où elle se cache. Accessoirement, il est aussi co-créateur (avec Gillen Azkarra) et administrateur du site Le Mont des Rêves ! (mais pas que…)

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