Dracula, le retour

Dracula Netflix afficheEn ce début d’année, Netflix nous a proposé une nouvelle adaptation de Dracula. Au programme :  trois épisodes de 90 minutes, créés par Steven Moffat et Mark Gatiss. Alors, ça donne quoi, Dracula à la sauce Sherlock ? Draculock ? Trêve de blagues pas drôles, parlons-en un peu !

 

Malgré des épisodes inégaux sur le plan de la narration, on sent que Steven Moffat et Mark Gatiss se sont bien amusés à reprendre le mythe de Dracula et à en faire quelque chose de neuf. Il y a une certaine continuité, tout au long des trois épisodes, au niveau de l’image, un travail très bien léché et des effets spéciaux pas trop crados, sauf peut-être la mouche au début du premier épisode. Mais on l’oublie rapidement (Surtout, qu’est-ce qu’il fout là Jeff Goldblum ? Je croyais qu’il était sur le plateau de tournage de Jurassic XII ?).

Dracula commence en adaptant fidèlement le roman de Bram Stoker. Jonathan Harker, jeune clerc de notaire, est envoyé au château du comte Dracula pour régler des détails juridiques. Et, bien évidemment, il tombe sous son emprise. L’épisode 1 démarre au moment où Harker, réussissant à s’échapper, se retrouve au couvent, où il raconte ses mésaventures à sœur Agatha… Van Helsing. D’ailleurs, vous pouvez vous amuser à découvrir les différents clins d’œils disséminés tout au long de la série. Donc, un démarrage conforme au roman qui va vite dériver. Les règles de la bête donne vraiment envie de cliquer sur l’épisode suivant.

D’ailleurs, le meilleur épisode est, sans conteste, Vaisseau sanguin, qui se concentre sur le Demeter. C’est donc une sorte de huis-clos brillamment réussi qui ravira les fans du genre. Un épisode prenant, dynamique, avec des personnages intéressants. Je n’en dis pas plus et vous laisse le seul maître à bord (capitaine du vaisseau, ahaha).

L’épisode 3, Sombre boussole, ne plaira pas à tout le monde. Parfois décalé, assez WTF, absurde, il frôle aussi la surenchère comique. Crédible dans les deux premiers épisodes, l’acteur Claes Bang manque de constance et en fait un peu trop. Mais je vous l’accorde, cela n’enlève pas quelques moments jouissifs !

Au final, Dracula est une série plutôt barrée, agréable, avec des hauts et des bas, et l’on passe un excellent moment. Voilà un bon divertissement en cette période de confinement.

Bon visionnage !

Le poulpe nantais

Le poulpe nantais

Après avoir baroudé de nombreuses années en Euskara (Pays basque), le poulpe nantais décide de s'installer en Bretonnie, afin de s'adonner à ses deux passions, les livres et la science-fiction. Travaillant dans le milieu du livre, il rédige dans le plus grand secret l'histoire galactique de l'univers en langue basque. "L'oeuvre de sa vie" précise-t-il.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.