KATSURAAKIRA – Katsura et Toriyama fusionnent !

KATSURAAKIRA affiche

Akira Toriyama et Masakazu Katsura s’associent pour KATSURAAKIRA, un recueil d’histoires courtes. Rafraîchissant !

 

Paru en juillet 2015 chez Glénat dans nos contrées (2008-2009 séparément au japon, puis 2013 en recueil), ce manga au titre étrange vaut le détour. KATSURAAKIRA et en fait l’union de Masakazu Katsura (Wingman) au dessin et d’Akira Toriyama (Dragon Ball) au scénario, le titre formant donc le nom de famille de l’un et le prénom de l’autre. Il s’agit de deux histoires courtes qui se focalisent sur les « patrouilleurs galactiques », les policiers de l’univers.

KATSURAAKIRA illustration

Sachié, Zarido et les habitants d’Octo

Dans la première histoire, « Trop forte, Sachié !! », des extraterrestres venant de la planète Octo recherchent des terriens puissants pour les aider à sauver leur village d’un trio de bandits (Mil, Kcho et Colate, on reconnaît tout de suite la patte de Toriyama qui s’amuse toujours à donner des noms de nourriture ou de boisson). En cherchant le légendaire champion d’arts martiaux Nijudayu Momochi, ils rencontrent sa fille, Sachié, 14 ans, qui va accepter de les aider. Elle sera accompagnée de Zarido, 17 ans, champion du monde d’arts martiaux catégorie Junior, qui, en faisant cette mission, espère pouvoir sauver son propre village de la famine. Ensemble, ils vont tenter de défendre les habitants d’Octo des bandits. Cela donne une histoire très sympathique, assez drôle et bon enfant, qu’on suit avec plaisir. Et l’on fait brièvement connaissance avec les agents de la patrouille galactique, la police de l’univers.

Ce qui nous prépare à la seconde histoire, intitulée « Jiya », du nom de son protagoniste, un patrouilleur galactique parti à la recherche d’un de ses collègues, Stess. Celui-ci n’a plus donné de nouvelles depuis qu’il s’est rendu sur Terre. Jiya (dont l’armure fait penser à celle d’Iron Man, même si elle est en fait inspirée de celle d’Ultraman, un super-héros télé très populaire au Japon) va vite se rendre compte qu’un être maléfique nommé Vampa, sème la terreur et la mort à l’aide de ses puces géantes. Deux terriens nommés Kuymonji et Kaédé, vont l’aider à compléter sa mission, avec les moyens du bord. Plus sombre que la première histoire, plus longue aussi (150 pages environ), Jiya est à coup sûr à ne pas manquer. Les dessins sont plus fins et détaillés que ceux de « Trop forte, Sachié !! », l’histoire est intéressante et très prenante. L’humour est malgré tout quand même présent, avec des situations parfois hilarantes. Et il faut avouer que le personnage de Jiya est vraiment charismatique (tout du moins sa combinaison), son ennemi Vampa l’est tout autant, dans un autre registre.

Le tout est agrémenté en fin de volume d’une vingtaine de pages de croquis des différents personnages commentés par Katsura, ainsi que 10 pages d’interview des deux auteurs.

 

Conclusion

Amateurs (trices) d’histoires rocambolesques et de comique de situation, ce manga est un bol d’air frais et se lit avec plaisir, à condition d’aimer le style d’humour cher à M. Toriyama bien sûr. Entre temps (sorti en France aussi cet été), Toriyama a concocté « Jaco the Galactic Patrolman », un autre manga, en solo cette fois-ci, qui sert de prequel à la saga Dragon Ball. Rien que ça ! On vous en parlera bientôt dans un autre article.

KATSURAAKIRA, les histoires courtes de Masakazu Katsura et Akira Toriyama, 210 pages, éd. Glénat, 2015

Thomas LEROUX

Thomas LEROUX

Passionné de ciné (fantastique, science fiction, mais pas que), séries, animes, jeux vidéo etc. Thomas Leroux cherche la petite bête partout où elle se cache. Accessoirement, il est aussi co-créateur (avec Gillen Azkarra) et administrateur du site Le Mont des Rêves ! (mais pas que...)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.