Metro Exodus – survie et exploration !

Cet article fait partie de notre dossier consacré à la saga Metro, dont le sommaire se trouve ici.

Metro Exodus afficheIl s’est fait attendre le bougre ! Presque 2 ans après son annonce, et un petit report à début 2019, le 3ᵉ épisode de la saga Metro en jeu vidéo, Metro Exodus, est enfin sur les rails depuis mi-février. Autant dire qu’on s’est jeté dessus !

 

Avec Metro Exodus, le studio ukrainien 4A Games nous présente la suite directe de Metro 2033 et Metro Last Light, libres adaptations des romans Metro 2033, 2034 et 2035 de Dmitri Glukhovsky.

Metro Exodus amène une légère réorientation de la saga, en introduisant un semi-monde ouvert (le fameux « open world », très a la mode depuis quelques années) dans l’univers des jeux Metro, avec certaines zones spécifiques qui peuvent être explorées librement pour glaner des denrées, munitions, ou remplir des quêtes optionnelles.

Metro Exodus - La Volga

La zone de la Volga est en grande partie explorable !

Le nom « Exodus » n’est évidemment pas innocent, puisqu’Artyom et son groupe, menés par Melnik, quittent Moscou en train pour tenter de retrouver le gouvernement prétendu disparu, mais qui serait en fait retranché quelque part et volontairement silencieux. Ce qui permettra aussi d’en savoir plus sur les mystérieux envahisseurs de l’ombre qui ont lancé ces missiles, à l’origine de l’état désastreux dans lequel leur monde se trouve depuis de nombreuses années.

Les lieux explorés dans Metro Exodus sont de ce fait beaucoup plus variés que les précédents opus, puisque la plupart des niveaux du jeu se trouvent désormais à la surface (bâtiments divers, village désertique, étendues inondées et portions de forêt, etc.)

On aura donc ici l’opportunité de voir du pays, ce qui change beaucoup l’ambiance du jeu, moins anxiogène qu’avant, même si quelques séquences stressantes assez réussies (notamment l’exploration d’un bunker souterrain infesté d’araignées mutantes, qui rappelle les conduits d’aération d’Alien !) sont toujours de la partie. L’exploration ouverte donne la part belle aux paysages magnifiques, les graphismes du jeu étant vraiment beaux, même si parfois une texture baveuse débarque d’on ne sait où…La gestion de la météo et le cycle jour / nuit renforce le réalisme, et le mode photo comblera les adeptes des plus beaux screenshots !

Metro Exodus - La Caspienne far west

Ambiance western à la Caspienne !

Si le contexte des jeux précédents dépeignait les conflits entre les factions souterraines pour survivre, l’intrigue de Metro Exodus s’étoffe, notamment concernant l’influence sectaire (déjà présente dans les livres) et prend le pas sur l’aspect surnaturel, qui a quasiment disparu (les sombres étant totalement absents, tout comme le personnage de Khan par exemple) pour mieux se rapprocher d’un post-apo sous influence Mad Max (mais sans être aussi dynamique).

Grâce aux matériaux que vous allez trouver en fouillant un peu partout, vous pourrez créer des filtres pour votre masque a gaz, des trousses de secours, des munitions pour vos armes, etc. Comme dans les précédents jeux, votre chargeur à dynamo sera indispensable pour utiliser votre lampe torche, lunettes nocturnes, ou simplement pour rétablir l’électricité à certains endroits. Vos armes sont aussi entièrement modifiables lorsque vous aurez accès a un atelier improvisé.

Dans les jeux Metro, le gameplay et la mise en scène sont assez austères, mais contribuent a l’ambiance générale (ajoutez la version en russe sous-titré français, et vous êtes mis en condition !). Metro Exodus ne déroge pas à la règle. Même si la mise en scène est un peu plus présente qu’avant, vous devrez explorer, lire et écouter les messages audio et surtout rester lors des nombreuses discussions entre les personnages, et ce, sans aucune mise en scène pour dynamiser le tout.

On peut ainsi passer littéralement 5 min à écouter les membres de votre groupe discuter entre eux pour en savoir plus sur la situation où simplement mieux connaître les personnages. Le jeu regorge de dialogues complètement facultatifs (sans compter l’écoute des communications radio durant les longs trajets en train). Vous pourrez même jouer un peu de guitare et fumer en écoutant vos coéquipiers.

Metro Exodus - visages d'Anna et Melnik

Le rendu des visages est très réussi.

Mais Metro Exodus n’est évidemment pas sans défauts. À commencer par une gestion des collisions d’un autre âge, ce qui peut être extrêmement frustrant lorsqu’on bute bêtement sur un simple objet à terre, où lorsque l’on se retrouve bloqué par le déplacement d’un PNJ (personnage non joueur) parce qu’on se trouvait au mauvais endroit à ce moment-là.

On peut noter aussi certains textes ou les voix se chevauchent parfois, on ne sait donc plus qui parle et qui dit quoi. Heureusement cela arrive uniquement lorsque l’on se trouve dans une zone avec des personnages lambda, les protagonistes étant relativement épargnés par ce fléau.

Enfin, la mise en scène est un peu austère, mais cela ne choquera pas vraiment les fans de la saga.

Conclusion

Servi par des graphismes parfois impressionnants et un monde semi-ouvert propice à l’exploration, Metro Exodus est une digne suite, au scénario différent des précédents mais suffisamment intéressant et dépaysant pour que l’on parcoure le titre avec plaisir !

https://youtu.be/R44Yalb2sxA

 

https://youtu.be/Yt67BHd-oRA

Metro Exodus – Dev / Édit : 4A Games / Deep Silver – sorti le 15 février 2019 – 18+

Thomas LEROUX

Thomas LEROUX

Passionné de ciné (fantastique, science fiction, mais pas que), séries, animes, jeux vidéo etc. Thomas Leroux cherche la petite bête partout où elle se cache. Accessoirement, il est aussi co-créateur (avec Gillen Azkarra) et administrateur du site Le Mont des Rêves ! (mais pas que...)

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